Il y avait l’ Everest
Ambiance trop fraîche
Il y avait le Mont Blanc
Trop souvent en arrière-plan
Il y avait aussi le Fitz Roy
Trop de pierrailles
Et le Kilimandjaro
Bien trop chaud
Ah oui le Fuji Yama
Mais c’est trop loin là-bas
Marcel nous a choisi le Charvin
Là c’était vraiment bien
Pas celui des Aravis
Non pas assez de lacis
Celui des Arves
Avec option orage
L’avantage
Cela met la rage
Départ tôt le matin
C’est bon pour le pèlerin
De suite ça grimpe bien
Six cent soixante mètres
A pieds de maîtres
A monter à transpirer
Grands moyens petits lacets
Trois bons et beaux étages
Prairies fleuries épicéas alpages
2207 mètres c’est le sommet
On peut respirer admirer
Trois cent soixante degrés de panorama
En long en large de haut en bas
On y voit bien haut l’Etendart
Les Aiguilles d’ Argentières sans ostensoir
De la Tête de Chat au Râteau dans son Ecrins
Du regard explorer le moindre recoin
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Déjeuner sur les herbes en folies
Salades sandwiches gâteaux et génépi
Voir les premiers bourgeons de nuages
Au-dessus des Aiguilles d’Arves
Abrogation de la petite sieste
Par décision des voix célestes
Quelques regards intrigués
A droite
Sur les demoiselles coiffées
A gauche
Sur les aiguilles de cargneule
Plantées dans la combe casse-gueule
Et c’est la grande descente
Les genoux s’en ressentent
Les mollets se durcissent
C’est un excellent exercice
Pour les muscles de la face
Qui font quelque peu la grimace
Mais dans la tête
Cela reste la grande fête
De la montagne au grand air
Dans un bel atmosphère
D’amitiés en chœur
De chants de bonheur

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